Publié le 10 septembre 2025 Mis à jour le 10 septembre 2025
Dissémination des plasmides bactériens dans l’air urbain : un vecteur invisible de gènes de résistance, porté par des bactéries comme Escherichia coli.
Dissémination des plasmides bactériens dans l’air urbain : un vecteur invisible de gènes de résistance, porté par des bactéries comme Escherichia coli.

Le mésocentre de l'Université Clermont Auvergne et la plateforme AuBi joue un rôle clé dans le soutien à la recherche en écologie microbienne et en santé environnementale. Dans un article publié récemment dans Environmental Microbiology, Didier Debroas, Claire Hennequin et Geneviève Bricheux (LMGE) révèlent un mécanisme souvent sous-estimé : le rôle des bioaérosols et des plasmides dans la transmission de gènes de résistance aux antibiotiques et de pathogènes.

Dans l'article The Air Plasmidome: A Discreet Route for Pathogens and the Transmission of Antibiotic Resistance Genes? (Environmental Microbiology, 2025)l’équipe a analysé 2 422 métagénomes aériens et révélé que les Proteobacteria dominent les communautés bactériennes aéroportées, avec une proportion variable d'agents pathogènes selon les régions (de 0,2 % à 35,3 %). Parmi les 674 495 plasmides identifiés, , suggérant un rôle central dans l’adaptation bactérienne et la dissémination de traits accessoires. Bien que les gènes de résistance aux antibiotiques ne représentent qu’une faible proportion des gènes plasmidiques (< 1 %), leur présence souligne un risque de propagation via les bioaérosols.

Les résultats mettent également en évidence une (p < 0,001). Grâce à la détection de séquences CRISPR, l’étude montre que les , offrant des pistes pour comprendre les dynamiques de transmission dans différents écosystèmes.

Les auteur·ices tiennent à exprimer leur reconnaissance envers le Mésocentre Clermont-Auvergne et la plateforme AuBi pour leur soutien indispensable en ressources de calcul et de stockage, ainsi que pour leur expertise technique, qui ont permis la réalisation de cette analyse à grande échelle.

Pour en savoir plus sur cette étude fascinante, vous pouvez consulter l'article complet sur le site de Environmental Microbiology mais aussi le poster présenté à 4th International Conference in Microbial Ecotoxicology en novembre 2024 à Göteborg en Suède.